LEERS HISTORIQUE

Le quartier de tisserand Petit Tourcoing

 

 

Dans les années 1800/1850, il n'y avait pas sur Leers de Tissage (de fabrique). Les gens travaillaient chez eux, dans les «ouvroirs domestiques » (pièce où travaille le tisserand).

La maison du tisserand était souvent construite en rangée, perpendiculairement à la voie principale. Il y avait le petit jardin sur le devant. Un puits commun desservait toute la rangée.

La maison par elle-même était composée d'une pièce d'habitation. A côté il y avait la pièce dite « ouvroir » où était installé l'otil (métier à tisser).

Toute la maisonnée prenait soin de l'otil, c'était son gagne-pain. Il existe encore de ces maisons que nous appelions, il n'y a pas si longtemps : maison à otil.

Nous pouvons encore en voir dans le quartier du petit Tourcoing.

Comment s'était-on organisé ?

Le tisserand se rend avec son livret de travail chez un fabricant à Roubaix, aussi appelé «maître».

A l'aide d'une brouette ou d'une charrette (sur les routes de l'époque...) il va prendre livraison d'une chaîne ou un «anseroeul», c'est-à-dire le cylindre du métier à tisser sur lequel sont montés, par le fabricant, les fils de chaîne, d'une valeur de 2 pièces d'étoffe à fabriquer.

En même temps on lui remet les fils de trame pour la valeur de la 1ère pièce. Le maître lui donne un « passavent» (permis de circulation de marchandises, en matière douanière), document signalant le poids total de la matière à travailler, le tisserand quant à lui remet son livret.

Rappelons qu'à l'époque peu de personnes savaient lire et écrire. Après avoir fixé le prix du travail, le délai de fabrication, notre ouvrier tisserand s'en retournait chez lui.