LEERS HISTORIQUE

Centre médico-social Bourel

 

Le château Desmet en 2013

Maison de notable en briques et couverture en tuile.

Appelée aussi "le château Desmet" (propriétaire du début du siècle), cette propriété appartient désormais à la municipalité.

Elle abrite aujourd'hui le Centre médico social Robert Bourel.

Le 29 avril 1944, un bombardier américain s'est écrasé dans le parc.

Des leersois recueillirent ses occupants et assurèrent leur fuite avant l'arrivée des soldats allemands

L'avion américain dans le parc

 

L’avion américain abattu à Leers le 29avril 1944 ?

 

Dans le cadre d'une recherche historique recensant tous les appareils volants tombés dans Ia région frontalière et en Hainaut occidental durant les deux dernières guerres, ainsi que les aides apportées aux aviateurs alliés par les gens de ces régions, Doninique Vandenbroucke a durant trois années, recherché tous les documents conservés dans les différents centres d’archives des pays concernés par la perte d’appareils et hommes d’équipage.

De plus, il a pu à ce jour interviewer plus d’une cinquantaine d’anciens aviateurs et une vingtaine de familles d'aviateurs concernées par l’histoire de ces régions. Ce travail aboutira è la publication de plusieurs livres de tous pays confrontés à la dure réalité de l'occupation allemande en nos réglons.

L’une de ces recherches racontera, par le détail, l’odyssée de trois avions américains abattus respectivement à Néchin le 9/10/1942, à Evregnies le 4/3/1944, et à Leers le 29/4/1944. Pour ces trois appareils, Dominique Vandenbroucke a pu retrouver et interviewer tous les anciens aviateurs qui les occupaient à l’époque, ainsi que plusieurs familles des hommes tués lors des crashs. Tous ces gens lui contèrent des récits émouvants, palpitants et inédits pour l’histoire de nos régions. En voici un extrait qui se déroule dans l'avion en difficulté au-dessus de Leers le samedi 29 avril 1944.

"Je m’étais dirigé vers Ie compartiment du pilote et à ce moment-là 5 avions de chasse allemands sont arrivés sur nous de la direction 3 heures ; en dessous, un autre allemand tiraillait. Ils ont passé 2 fois et tous les appareils de contrôle étaient hors d’usage, l'avion était en feu. Cinq de nos hommes étaient tués, il était temps de sauter et, dès que l’ordre fut donné, nous avons ouvert la baie des bombes et avons sauté. J’ai tiré sur la corde et le choc du parachute qui s’ouvrait a fait balancer mon corps comme un pendule. Lorsque je suis arrivé à terre, je ne réalisais pas encore que la partie réelle de mon aventure venait seulement de commencer. Nous avions été abattus près de la ville française de Leers à quelques miles de ta frontière belge. Chaque homme, chaque femme et enfant du voisinage ont pu voir le combat du sol. J’étais à peine débarrassé de mon parachute… "

Source : article de Nord Eclair